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Benoit Plateus

Benoit Plateus, Bookworm, 2013
Benoit Plateus, Bookworm, 2013

Benoit Plateus

A mange B

13 December 2013 – February 2014
at Rectangle, Brussels
Benoit Plateus, A mange B, 2013, Rectangle, Brussels

Prédire l’avenir des noms n’est pas pour toujours. Nous sommes de l’actualité, percée à jouir de tous cotés. Une différence et un diffèrent se jettent dans la tête pour mieux imprimer la bouche. Ils nous placent dans la perspective comme on mange dans une cuisine : un passant le devant de l’autre par ordre et propreté. L’Europe est un grand meuble. Elle revient du centre et des salopards de minimalistes.

Tout est tenu par la laisse. La loi voyage plus vite que la lumière et sont dans ses bagages confortablement étouffés au chaud.
Bienvenue dans la maison appelée réalité. La perspective est un organe dans la fonction. Et vaniteux en plus. Chaque objet glisse sur la route de l’univers, pour le bon plaisir de rincer les cieux, (Dieu parle de haut en bas et de gauche a droite) et de laver son nom. Avant la glace et les pierres tombales le vivant vivifiant était presque partout écouté et peut-être même lu par le réel. Comme ça:

«je suis de face à face, et quand j’ouvre mon trou dans ta tête ce n’est jamais oublié la partie remise, la beauté avant le tout pour le tout! Je cache mes sentiments sous la peau et c’est bien ou pas. C’est un accord de sophistication et d’experts de la nation, du roi et de la jungle. Mains après demain ils touchent ton nerf et puis ils touchent à tout.» 14.000 desseins se rapprochent. Tous foutent le camp : tu leur donnes un doigt ils prennent tes clés de lecture.

Ensuite tu ouvres sa poche où est déplié un grand papier noir qui dit :

A mange B

BB mange maman

les grosses bêtes mangent les petites

la mer mange les poissons

ma chaussette mange mon pied

le building mange les gens

le prof mange les élèves

les ongles mangent les doigts

les dents mangent la bouche

Plusieurs des lettres et mots sont arrachés à la tire d’un livre à l’autre, dans la bouche parfois. Ou peut-être pas.

Benoit Plateus, Rush, 2013, Rectangle, Brussels
Benoit Plateus, Rush, 2013, Rectangle, Brussels

Benoit Platéus
Born 1972 in Liège, Belgium.
Lives and works in Brussels.

www.benoitplateus.be

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Pablo Helguera

PABLO HELGUERA, Société Civile pour l’Enterrement de Pensées Mortes, Rectangle, Brussels
PABLO HELGUERA, Société Civile pour l’Enterrement de Pensées Mortes, Rectangle, Brussels

Pablo Helguera

Société Civile pour l’Enterrement de Pensées Mortes

20 October – 11 December 2013
at Rectangle, Brussels
Pablo Helguera, Exhibition view SCPLEPM, 2013

PRESS RELEASE

Société Civile pour l’enterrement de pensées mortes is Pablo Helguera’s first solo exhibition in Belgium. Presented at Rectangle, Brussels, this project pays homage to the history of Belgian civil societies of free thought. Period preceding the first World (1854-1914) war. On the eve of the First World War, there were no fewer than 250 rationalist societies scattered throughout the country, including nearly 25,000 members.

The Belgian rationalists, or freethinkers, exerted a considerable influence on left-leaning parties (liberals and socialists) during the first decades of the XXth Century. Freethinkers essentially campaigned on behalf of the autonomy of human consciousness and toward a secularization of the state and of civil society, including schools and hospitals. Freethinkers sometimes went so far as to replace the rituals of the Church, creating a new secular “sacred”. This spirit was implemented most practically in their civil funerals, which promoted incineration and offered a resting place for individuals outside of organized religion.

The project consisted in the creation of a social network inspired in the ideas and rituals of free thinkers, but instead focusing on burying and warding the vestiges of thought of ideologies, scientific theories and philosophies  that could be deemed superseded, questionable or failed.  A special crypt contained a number of urns guarding the ashes of these ideas and were  only accessible to those who accept to join the society, taking responsibility to become collective guardians of the ashes of one of the dead ideas. The project included a publication inspired on the XIXth century Belgian rationalist newspaper La Libre Pensée, which was available only on printed form and for the exclusive use of those who agreed to join the society.

 


COMMUNIQUE DE PRESSE

Société Civile pour l’enterrement de pensées mortes est la première exposition personnelle de Pablo Helguera en Belgique. Présenté à Rectangle, Bruxelles, ce projet rend hommage à l’histoire des sociétés de libre pensée en Belgique sur la période précédant la première guerre mondiale (1854-1914). A l’aube de la guerre, on pouvait recenser près de 250 sociétés rationalistes disséminées dans tout le pays, comptant environ 25 000 membres.

Les Libres-penseurs belges ont exercé une influence considérable sur les partis progressistes (libéraux et socialistes), ont participé à la résistance et apporté un soutien à la population durant la première guerre mondiale. Ils ont essentiellement fait campagne en faveur de l’autonomie de la conscience humaine, vers une sécularisation de l’Etat et de la société civile, y compris la laïcisation des écoles et des hôpitaux. Les Libres-penseurs sont allés jusqu’à remplacer les rituels de l’Église par de nouvelles pratiques laïques “sacrées”, cet esprit se retrouve plus pratiquement dans la « fête de la jeunesse », dans les funérailles civiles par l’incinération, et offre ainsi une alternative aux personnes non croyantes.

"Here remains the ashes of a particular herb"

Pablo Helguera - Portrait

Pablo Helguera
Born 1971 in Mexico. Lives and works in New York.

pablohelguera.net