Instant
Avril à Juin 2012
Rectangle, Bruxelles

www.pierre-pollecouturier.com

PIERRE-POL LECOUTURIER, Instant, 2012

PIERRE-POL LECOUTURIER, Instant, 2012

PIERRE-POL LECOUTURIER, Instant, 2012

PIERRE-POL LECOUTURIER, Instant, 2012

PIERRE-POL LECOUTURIER, Exhibition view Instant, 2012

PIERRE-POL LECOUTURIER, Exhibition view Instant, 2012

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’image est une capture d’écran prise pendant le visionnage du film de Sydney Lumet, Equus (1977). Il s’agit d’un bug pendant la lecture, l’image n’est donc ni ‘maquillée’, ni objet d’une manipulation numérique. L’intérêt de la saisie de cet ‘instant’ tient dans ce qu’il expose les limites d’une technologie et dans ce cas, son usure. Si la compréhension de l’image en devient confuse, en revanche, elle ouvre à d’autres interprétations.

C’est la juxtaposition de deux plans décalés dont l’un semble seulement esquissé qui intéresse l’artiste. Le mouvement fixé à l’image semble indiquer que quelque chose va advenir, même si cette chose est infime. Ici,le mouvement est décomposé, pourtant rien ne nous indique la présence d’un avant ou d’un après. Ce qui rejoint la question de ‹l’instant prégnant›, celui du temps que dure la scène qui doit être en même temps nul et s’inscrire dans la durée. Pour Gilles Deleuze, il s’agit du «vrai présent», «l’émergence du sens». Le sous-titre y participe : il fait résonner l’image (ainsi que les personnages) et par là, il lui restitue sa qualité de photogramme.

Colette Dubois

 

PRESS RELEASE

The image is a screen shot taken while watching Sydne Lumet’s Equus (1977). While the film was playing there was a bug, the image is neither “made-up” nor the object of a digital manipulation. The point of this shot at this instant is in the demonstration of the limits of technology and in this case, its wear. If understanding the image becomes confusing because of it, it also allows other interpretations.

It’s the juxtaposition of two offset scenes, of which one seems to be sketched, that being of interest to the artist. The movement that is set in the image seems to indicate that something is going to happen, even if this is the smallest of things. Here, the movement is decomposed, yet nothing indicates the presence of a before or an after. This brings us back to the question of the “pregnant instant”, the time of the scene’s length that is at the same time null as well as set in a duration of time. For Gilles Deleuze, that is the “real present”, “the emergence of logic”. The subtitle participates in this: it makes the image resonnate (as well as the characters), thus giving it back its photogram quality.

Colette Dubois